Lallemand Animal Nutrition
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Actualités

12 Juil 2019

Point de vue d’expert – Stéphane Ralite, Responsable Produits Aquaculture, Lallemand Animal Nutrition

12 Juil 2019

Pouvez-vous décrire brièvement l’approche de Lallemand pour la gestion microbienne en élevage de crevettes ?

« Comme nous le faisons toujours chez Lallemand, nous avons abordé la production de crevettes du point de vue d’un microbiologiste. Les micro-organismes jouent un rôle essentiel dans la réussite de la pénéiculture. D’abord, ceux présents dans les intestins affectent la productivité via le microbiote intestinal, sur lequel il est possible d’agir avec des probiotiques et des dérivés de levures spécifiques, dont la capacité à améliorer la croissance et plus généralement, les performances, a été prouvée.
L’eau et le fond des bassins hébergent également des écosystèmes microbiens dont le rôle dans l’utilisation des nutriments et le recyclage de l’azote est primordial. L’ajout direct de bactéries sélectionnées dans l’eau (principe de la bioremédiation) améliore ces écosystèmes, permettant ainsi une amélioration du cycle de l’azote et des matières organiques dans le bassin. Ceci a une influence positive sur la composition de l’eau, condition indispensable à des performances optimales.
Je crois vraiment que la gestion microbienne en pénéiculture doit reposer sur une approche multifactorielle, impliquant à la fois la gestion et la nutrition des crevettes et la gestion microbienne de l’eau et des bassins. »

Comment ces approches sont-elles accueillies sur le marché ?

« Ces dernières années, le concept des probiotiques a gagné du terrain dans le secteur de l’aquaculture. Cependant, l’importance de la sélection de produits de haute qualité microbienne dont la composition, le niveau de spécification et la preuve d’innocuité sont garantis est souvent sous-estimée en exploitation. En Asie, les pénéiculteurs constatent depuis longtemps les avantages liés à l’intégration de bactéries favorisant la bioremédiation. Néanmoins, des recherches sont encore nécessaires pour comprendre les mécanismes qui régulent la population microbienne dans les bassins à crevettes et la façon de les maîtriser.
Je suis convaincu que le potentiel de la bioremédiation reste encore largement inexploité. Il s’agit d’un domaine de recherche très prometteur et les nouvelles technologies -omiques, par exemple, peuvent nous aider à décrypter des interactions microbiennes complexes. »