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23 Juin 2015

Etes-vous prêts à faire face au stress thermique ?

23 Juin 2015

Une enquête terrain révèle que le stress thermique représente une menace dans toute l’Europe, du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Les éleveurs français pourraient ainsi perdre en moyenne 2,7 kg de lait par vache et par jour pendant l’été!

Comment évaluer le stress thermique ?

La température ambiante ne suffit pas à définir le confort thermique: l’humidité relative est également un paramètre important, qui amplifie l’effet de la chaleur. Ainsi, le degré de stress thermique est évalué grâce à l’index température-humidité (ou THI).

Un index THI de 68, ce qui correspond par exemple à une température ambiante de seulement 22°C pour 45% d’humidité, est la limite entre la zone de confort de la vache et le stress thermique. Il faut garder à l’esprit que lorsque une vache commence à montrer des signes cliniques de stress thermique (halètement, baisse d’ingéré…), il est peut-être déjà trop tard ! L’efficacité ruminale, le statut antioxydant et la production laitière sont déjà touchés (il suffit de 4 heures passées en condition de stress léger pour réduire la production laitière de plus d’1 Kg par jour !).

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Quel stress thermique en Europe et plus particulièrement en France et Suisse?

Afin de pouvoir répondre à cette question, Lallemand Animal Nutrition a conduit une enquête à travers l’Europe, sous différents climats, du Nord au Sud et d’Est en Ouest : Royaume-Uni, Espagne, France, Suisse, Italie, République Tchèque,  Pologne… Cette enquête a permis d’enregistrer en continu les relevés de température et humidité, le fameux index THI, qui permet d’évaluer le stress thermique.

Europe

Tout d’abord, notons qu’à l’échelle de l’Europe, l’enquête révèle que les vaches sont soumises au stress thermique, quelle que soit la latitude.
Au Sud (Nord de l’Espagne et de l’Italie), les animaux peuvent passer entre 13 et 18 heures par jour en conditions de stress thermique, pour des pertes de lait estimées jusqu’à 5,5 Kg/jour.
Plus au Nord, en Grande-Bretagne ou en Pologne, le stress thermique est décelé pendant respectivement 2h20 et 10h25 en moyenne par jour.

France et Suisse

La carte ci-dessous montre les résultats obtenus en France et en Suisse : les données de stress thermique y sont résumées ainsi que les pertes de lait potentielles, estimées d’après la littérature (Burgos & Collier, 2011).

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A l’échelle de la France et la Suisse toutes les zones géographiques sont concernées :

  • Globalement, il apparaît que les élevages français passent en moyenne 10 heures par jour en dessus du seuil de stress thermique. Les pertes de lait calculées se situent autour de 2,4kg par jour en moyenne : de 1 ,8 Kg en Bretagne à 3,7Kg en Vendée.
  • La Suisse n’est, elle non plus, pas épargnée par le stress thermique avec des pertes potentielles de 2,3 Kg/vache et par jour en moyenne.

Recommandations nutritionnelles pour faire face au stress thermique

Des programmes nutritionnels appropriés sont importants afin de limiter l’impact du stress thermique. L’un des objectifs est de protéger l’environnement ruminal des riques d’acidose et d’optimiser l’efficacité ruminale :

  • Utiliser des fourrages de bonne qualité, facilement dégradables, appétent et stables après ouverture. Un supplément de lipides ou d’amidon peut aussi s’avérer utile. Une source de fibres de qualité, est essentielle, en particulier pour les troupeaux à fort rendement ayant une ration riche en amidon.
  • Penser à la levure vivante Saccharomyces cerevisiae CNCM I-1077 (LEVUCELL SC) comme solution rentable pour limiter l’impact du stress thermique sur le rumen, le comportement alimentaire, et les performances. Plusieurs essais ont montré une amélioration de la production laitière et de l’efficacité alimentaire (Figure ci-dessous).

 

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Effet du LEVUCELL SC sur la production laitière
sous stress thermique modéré (Fustini et al., 2013).

  • Prendre soin à bien équilibrer les minéraux électrolytes dans la ration, car une transpiration excessive entraîne un perte de sodium et de potassium.
  • Veiller enfin à augmenter l’apport en antioxydants, associant par exemple Vitamine E, sélénium organique (ALKOSEL), et antioxydants primaires comme le MELOFEED, afin de contribuer à maintenir le statut antioxydant des animaux.