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05 Oct 2019

Stress thermique : attention au stress oxydatif

05 Oct 2019

photo vaches stress oxydatif

Tous les étés le risque de stress thermique s’accroit pour les vaches laitières et les bovins viande. Il a récemment été démontré que le stress dû à la chaleur a un impact sur le cycle de vie complet de l’animal, et ce avant même sa naissance ! Il en résulte des pertes de performance et de bien-être, liés à un indice température-humidité élevé.

Il est donc crucial de réduire l’impact du stress thermique à toutes les étapes de la production, y compris pour les vaches taries. Dans ce contexte, la supplémentation en antioxydants est un outil précieux pour la gestion du stress thermique.

 

Quand le stress thermique se transforme en stress oxydatif

On sait que le stress thermique affecte l’état oxydatif de l’animal : il augmente généralement la production de radicaux libres, ce qui entraîne un stress oxydatif :

  • Chez les vaches laitières, le stress oxydatif a un impact négatif sur les fonctions immunitaires et reproductives : augmentation de la fréquence des mammites et du nombre de cellules somatiques dans le lait, diminution de la fertilité, augmentation de la mortalité embryonnaire, rétention placentaire post-partum et mise bas précoce.
  • Concernant les bovins viande, outre la santé globale de l’animale et le statut immunitaire, le stress oxydatif peut indirectement affecter la qualité de la viande avant l’abattage. En effet, les agents oxydants présents dans la viande affectent l’intégrité des tissus, induisant une perte d’eau par les cellules graisseuses et musculaires, et un changement de la couleur de la viande.

 

Avantages de la supplémentation en antioxydants

Il est important d’assurer une supplémentation optimale en antioxydants afin de limiter certaines conséquences à long terme du stress thermique.  Par exemple :

La levure enrichie en sélénium (Alkosel), source organique biodisponible de sélénium, ajoutée à l’alimentation des vaches laitières, montre une augmentation du statut antioxydant total (TAS) des vaches laitières et se traduit par une teneur en sélénium du lait plus élevée.

Chez le bovin viande, un essai réalisé d’avril à novembre sur des Charolais (Cozzi et al., 2011) montre également une amélioration significative de la TAS (Figure 1), de la teneur en sélénium et de la qualité organoleptique de la viande (couleur) à l’abattoir.

 

Rappel : recommandations pratiques

Dans l’ensemble, le stress dû aux fortes températures est un enjeu considérable pour la performance et la santé des vaches laitières et des bovins viande, qui affecte tout leur cycle de vie. Voici quelques recommandations nutritionnelles pour vous aider à gérer le stress thermique de vos animaux :

  • Produire un fourrage stable et de haute qualité, en adoptant de bonnes pratiques et en utilisant des conservateurs d’ensilage adaptés pour optimiser la stabilité aérobie.
  • Augmenter la densité énergétique de l’alimentation pour compenser la réduction de l’apport alimentaire. Plus d’amidon ou de matière grasse ajoutée peut être utile. Les matières grasses ne fermentent pas dans le rumen et ne dégagent donc pas de chaleur pendant la digestion.
  • Des sources de fibres de haute qualité dans l’alimentation sont essentielles pour une efficacité optimale du rumen et de la rumination, en particulier pour les troupeaux à forte production recevant des régimes riches en amidon.
  • Prendre soin de l’équilibre des électrolytes car une sudation excessive ou un halètement entraîne des pertes de sodium et de potassium.
  • Envisager la supplémentation en levure vivante cerevisiae CNCM I-1077 pour optimiser la fonction et le pH du rumen et maintenir la consommation alimentaire.
  • Adapter la stratégie alimentaire. Passez d’un à deux repas par jour. Envisagez de nourrir moins le jour et plus la nuit, lorsqu’il fait plus frais.

Sans oublier la supplémentation en antioxydants !