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Actualités

05 Oct 2020

Stress thermique chez les bovins viande : quel impact après l’été ?

05 Oct 2020

stress thermique bovins viande

Les impacts négatifs des périodes de fortes chaleurs sont de plus en plus documentés et chez de nombreuses espèces : vaches laitières, volailles, porcs, petits ruminants et bovins à l’engrais. Les conséquences sont immédiates mais peuvent aussi se prolonger à l’automne.

 

Les bovins viande affectés par la chaleur

En moyenne sur les deux dernières années en France, d’après une enquête terrain de LALLEMAND, durant plus de 30 % du temps de juin à août, les bovins à l’engraissement ont été soumis à des seuils de tolérance au stress thermique au-dessus de l’acceptable. Ce seuil est déterminé sur la base d’un index combinant à la fois température et hygrométrie. «

Différents essais réalisés par Lallemand Nutrition Animale ont permis de démontrer qu’en situation de stress thermique, l’ingestion devient très instable, d’un individu à l’autre et dans le temps. Ce qui n’est pas forcément facile à détecter au niveau d’un lot». Cela conduit à des chutes de croissance, pouvant aller jusqu’à la fonte musculaire et, dans des situations extrêmes, la qualité de la viande peut se dégrader avec des pH plus élevés de la viande. Il peut aussi y avoir, si l’animal n’arrive pas à se refroidir, des mortalités subites par entérotoxémie ou défaillance cardiaque.

 

Incidence du stress thermique sur les bovins

Femelles et jeunes ruminants : le stress thermique aurait un impact négatif sur le poids de naissance des jeunes et donc sur son développement et ses performances futures. En effet, des vaches gestantes au moment du stress thermique vont utiliser l’énergie pour lutter contre ce stress thermique et n’utiliseront pas cette énergie pour le veau in utero.

schéma effets stress thermique bovins

 

Mâles adultes : Impact sur la motilité des spermatozoïdes et sur leur résistance à la congélation. Ce qui signifie, un taux d’élimination plus important des éjaculats en période chaude En France, les stratégies pour lutter contre le stress thermique sont de plus en plus développées.

Evolution temporelle des moyennes des index température -humidité mensuels (THI trait gris) dans les 2 centres de collecte de semence de Soual (Tarn) et du pourcentage moyen de spermatozoïdes mobiles de taureaux de races laitières (trait noir) et de races allaitantes (trait pointillé) sur la période de janvier 2002 à juillet 2012. Les mois d’août et septembre de chaque année sont indiqués par des ronds.

 

 

 

 

Taurillon : Impact la croissance et le GMQ des animaux. Ce qui signifie, des performances moindres, une baisse de l’efficacité alimentaire et donc des performances bouchères.

 

Comment se relancer après un épisode de stress thermique ?

Après un épisode de fortes chaleurs quelques mesures simples peuvent être maintenues au niveau de l’élevage :

  • Distribuer la ration en période fraiche, plus favorable à la prise alimentaire.
  • Augmenter la densité énergétique de la ration afin de compenser la baisse d’ingestion.
  • Augmenter la disponibilité en eau.
  • Vérifier la concentration en sodium et en potassium de la ration.
    • Na+ <1,5 à 2* g / kg M.S
    • K+ > 8 g / kg M.S
  • Prévenir l’echauffement des ensilages à l’auge en utilisant des inoculants d’ensilage Lallemand à la récolte.
  • Retirer soigneusement les refus qui s’échauffent.
  • Vérifier la régularité de l’ingestion…