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Actualités

25 Sep 2020

Stress thermique : des effets prolongés à l’automne chez les vaches laitières

25 Sep 2020

stress thermique vaches laitières

Depuis de nombreuses années Lallemand Animal Nutrition pionnier dans la gestion et la connaissance du stress thermique aux conséquences de ce stress sur les animaux, leur santé, et leurs performances même quelques mois après les fortes chaleurs. Des études ont principalement été menées chez les vaches laitières mais aussi chez les bovins viande, les porcs, les volailles, les chèvres etc. Concernant les bovins laitiers, les effets du stress thermique peuvent se poursuivre longtemps après l’arrivée d’un climat plus frais, même pour les ruminants qui ne sont pas en lactation.

 

Les vaches laitières affectées par la chaleur

Des recherches ont montré qu’un refroidissement adéquat pendant la période de sécheresse améliore la lactation de 6 litres de lait de plus par jour. Le stress, quel qu’il soit, peut conduire les animaux à détourner l’énergie destinée à leur performance, de ce fait, l’organisme ne retrouve pas rapidement son mode de production une fois la période écoulée. Des recherches de l’Université de Floride ont montré que le stress dû à la chaleur peut même affecter la croissance in utéro et les futures performances des veaux.

 

Incidence du stress thermique chez les ruminants laitiers

Grâce à des outils de mesure, il a été possible d’évaluer les conséquences du stress thermique sur les performances techniques et économiques des ateliers de ruminants laitiers.

stress thermique vache laitière

Problèmes comportementaux : temps couchage réduit, temps de rumination réduit, regroupement dans des endroits humides et souillés, nombre de repas réduits, surabreuvement …

Détérioration des performances de production laitière : Baisse de lait, baisse des taux, réduction du rapport TB/TP, taux cellulaires hors norme, pics de lactation pas exprimés…

Dû essentiellement à :

  • des baisses d’ingestion de ration réduisant fortement les apports énergétiques et protéiques, des vitesses de transit accélérées
  • une mobilisation excessive des apports énergétiques (déjà réduits) pour la thermorégulation avec amaigrissement anormal efficacité alimentaire générale détériorée

Détérioration des performances de reproduction. Dû à un amaigrissement excessif, à des dérèglements hormonaux, à une minéralisation déficiente…

  • Augmentation des pathologies diverses : Mammites, non délivrances, métrites, problèmes respiratoires sur les adultes et les jeunes, problèmes de vêlages, sensibilité aux pathogènes (mycotoxines, parasites…)
  • Détérioration du poids des jeunes, de leur vitalité et de leur appétit, avortements éventuels. Moins de colostrum disponible et de moindre qualité, transfert d’immunité de la mère aux jeunes par la voie placentaire insuffisante

 

L’après stress thermique : les conséquences

Les effets indésirables du stress thermique peuvent hélas se poursuivre ou apparaitre longtemps après l’arrivée d’un climat plus frais (même sur des animaux qui ne sont pas en production laitière : génisses, animaux en tarissement …)

  • Animaux non gestants à la rentrée à l’étable et qui n’étaient pas revenus en chaleur
  • Jeunes avec des performances de croissance insuffisantes et qui pourront pénaliser leur carrière ultérieure
  • La perte de lait la plus importante a lieu 2 mois après la période de température ambiante la plus forte
  • Qualité du lait livré pénalisante à la rentrée à l’étable à un moment où l’éleveur cherche à rattraper son retard de production annuel

 

Comment se relancer après un épisode de stress thermique ?

Quelques mesures d’adaptation simples peuvent être mise en place au niveau de l’élevage après une période de fortes chaleurs et d’hygrométrie :

  • Favoriser et maximiser les consommations de fourrage frais (pas d’échauffement à l’auge) et sain tout au long de la journée (maitrise des levures de l’ensilage, pathogènes divers, toxines …).
  • Favoriser l’apport de nutriments digestibles (cellulose , amidon).
  • Remettre le rumen en efficacité maximale : pH, intégrité de la paroi ruminale, vie microbienne optimale, digestibilité des fibres de la ration.
  • Stimuler et rééquilibrer le statut antioxydant des adultes ainsi que des jeunes, détérioré par le stress thermique.
  • Limiter l’impact négatif des mycotoxines et autres pathogènes (E Coli…) pour l’animal adulte et le jeune ruminant.