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Actualités

15 Juil 2020

Cet été, ne laissez pas les veaux souffrir de la chaleur !

15 Juil 2020

Veaux stress thermique

Le stress thermique a des impacts de plus en plus connus chez les vaches laitières et les bovins viande, mais les veaux aussi subissent des effets négatifs. Associées à l’humidité, des températures plus élevées peuvent être à l’origine d’une réduction de la consommation alimentaire, d’une dégradation du système immunitaire et de taux de croissance insuffisants. Les chercheurs ont redéfini le seuil de stress thermique des veaux, plus connu sous le nom d’indice de température et d’humidité (THI). Ce nouveau seuil de stress thermique (THI) pour les veaux est de 78, ce qui correspond à une température de 30 °C avec une humidité relative de 50 %, ou à une température de 28 °C avec une humidité relative de 70 %. (Kovacs et al., 2020).

 

Quelles sont les conséquences d’une chaleur excessive sur l’alimentation ?

Au-delà du seuil de stress thermique (THI de 78), les veaux commencent à souffrir d’une chaleur ambiante excessive. Les signes suivants peuvent être évocateurs de stress thermique chez le veau (Kovcas et al., 2020) :

  • Augmentation de la température corporelle
  • Augmentation de la fréquence respiratoire (halètement)
  • Augmentation de la fréquence cardiaque
  • Déshydratation
  • Baisse d’appétit avec diminution de la consommation alimentaire
  • Altération de la santé intestinale et de la fonction immunitaire

Les conséquences du stress thermique sur les veaux sont multiples : à court terme, il pourrait entraîner une augmentation de la morbidité et des traitements vétérinaires, ainsi qu’une diminution du gain moyen quotidien. À long terme, le stress oxydant généré, associé à un affaiblissement du système immunitaire, pourrait avoir des effets sur la taille et l’âge des génisses au premier vêlage, voire être à l’origine de mortalité.
Pour limiter l’impact du stress thermique sur les veaux, les éleveurs laitiers peuvent prendre différentes mesures afin de réduire la chaleur, comme par exemple : veiller à ce que les veaux disposent d’ombre et d’eau fraîche en quantité suffisante, favoriser la circulation de l’air, opter pour des litières de sable ou de sciure, etc.
Il est également recommandé d’adapter les pratiques alimentaires, notamment en distribuant les repas aux moments les plus frais de la journée, en distribuant de petits repas plusieurs fois par jour et en ajoutant un prébiotique et des antioxydants à la ration.

 

Utiliser un prébiotique lors d’un épisode de stress thermique

YANG est une nouvelle génération de dérivé de levure combinant plusieurs souches de levures spécifiquement sélectionnées. Les bienfaits de l’utilisation de YANG sur la santé intestinale des veaux et le maintien de leur santé et de leurs performances, en particulier lors de périodes de stress ont été étudiés.
Son mode d’action repose sur deux effets complémentaires :

veau microbiote1. Une capacité élevée à se lier aux bactéries indésirables : efficace contre un plus large spectre de bactéries que les dérivés de levures issus d’une souche unique.

2. Une modulation immunitaire importante et équilibrée : grâce à son effet synergique breveté sur la réponse immunitaire, la solution offre une meilleure modulation du système immunitaire, sans risque de stimulation excessive, comme c’est parfois le cas lors d’activation d’un seul récepteur immunitaire par les dérivés de levures classiques.

 

Des études antérieures, de terrain et commerciales, ont montré que cette solution nutritionnelle était bénéfique pour les jeunes bovins et autres jeunes ruminants (chevreaux, agneaux) en cas de problèmes digestifs, comme lors du sevrage.
Une étude réalisée sur des veaux à vocation laitière (race Holstein), transportés dans une exploitation commerciale (Espagne, 2014), a montré que la supplémentation avec le dérivé de levure YANG contribuait à réduire la morbidité pendant cette période de stress. Le pourcentage d’animaux traités au moins une fois avec des antibiotiques a été réduit de 39 %, et celui des animaux traités pour une diarrhée a été réduit de 70 %. Le gain moyen quotidien (GMQ) a ainsi été amélioré de +50 g/jour. En outre, les utilisateurs ont constaté à plusieurs reprises une amélioration de l’homogénéité des lots de ces jeunes animaux.

Une autre étude a été réalisée en 2017 à Vérone, en Italie, par l’université de Bologne. YANG a permis à réduire la mortalité et la morbidité des veaux, contribuant ainsi à la réduction des traitements vétérinaires. Dans le groupe traité, la proportion d’animaux ayant reçu au moins un traitement a été réduite de 35 % (p < 0,05) et le nombre d’animaux atteints de forme chronique (2 ou plus) a été réduit de 19 % (p < 0,05). La mortalité a elle aussi été réduite numériquement par rapport aux animaux témoins (7,0 % contre 4,9 %). Enfin, le nombre d’animaux traités pour des maladies intestinales a été réduit de 24 % lorsqu’ils ont reçu le dérivé de levure (p < 0,05).

Figure : Effet du dérivé de levure multi-souches YANG sur le pourcentage de veaux ayant reçu des traitements
(anti-inflammatoires et antibiotiques). Remarque : les deux tiers des traitements ont été administrés au cours du premier mois.
(Données non publiées, Université de Bologne, 2017).

 

Pendant l’étude, des échantillons de sang ont été prélevés à deux reprises sur 23 veaux sélectionnés aléatoirement. Les taux sanguins d’alfa-1-globulines (un biomarqueur de l’inflammation) et de gamma-globulines (anticorps) ont été évalués. Les deux indiquent que le dérivé de levure multi-souches a contribué à maintenir l’état de santé des veaux. Dans le groupe traité, le taux d’alfa-1-globulines a diminué (p < 0,05), signe d’une réduction du statut inflammatoire, tandis que celui de gamma-globulines a augmenté (p < 0,05), signe d’une amélioration de la surveillance immunitaire.
Les performances de croissance ont également été améliorées grâce à la supplémentation. Dans l’ensemble, la supplémentation avec YANG a permis d’obtenir un retour sur investissement élevé, grâce à une réduction des coûts vétérinaires et une augmentation des performances zootechniques et de la rentabilité des exploitations.